Sujet : Constitution d'un ordre politique autonome
sans gouvernement, non territorial, idéal mais réalisable,
fondé sur la liberté, les relations humaines et de nouveaux
logiciels sur Internet.
Il se développerait comme fruit naturel et inéluctable de
la liberté de communication si elle est bien utilisée, à
l'image des principes du libre marché dont il constituerait un nouveau
fondement le complétant d'une entière prise en compte de l'intérêt
général.
Note: Cette théorie demeure encore incomplète, les détails du système monétaire restant à formaliser.
A cela s'ajoute d'autres déclarations :
- Un contrat social : en guise de législation, chacun déclare librement à quelle définition du respect de l'intérêt général il se réfère. Ceci est humainement interprétable en sorte d'être utile également dans des domaines plus proches des relations personnelles que celui habituel de la législation.
- Les relations de pouvoir: déclarations de confiance spéciales et thématiques, visant à la mise en relation des "sources" de pouvoir (chaque citoyen) et des "buts", via des chaînes de transmissions des pouvoirs à des agents intermédiaires où chacun choisit librement comment il divise et à qui il délègue les pouvoirs dont il a la charge.
Une liste des principales catégories de pouvoir est donnée dans le texte, afin de montrer à quoi cette notion est utile tout en étant totalement compatible avec les principes libertariens (ces "pouvoirs", contrairement à ceux des gouvernements, ne sont que des informations à l'usage libre des individus impliqués et qui n'ont généralement pas besoin de la menace de la force sur des tiers pour se réaliser).
Un début de réalisation d'un tel projet est décrit ici (en anglais).
Cette liberté de communication émerge progressivement par le développement des technologies de l'information. Ces technologies ne sont pas encore assez développées pour une réalisation complète du système, mais comme la réalisation est de toute manière progressive (en nombre de membres et en types d'activités: un temps d'évolution des structures sociales est nécessaire, certains "pouvoirs" non conflictuels avec les Etats devant être mis en place avant les autres), il n'y a pas de temps à perdre. (La réalisation complète nécessitera le passage à un système monétaire 100% virtuel)
Aucune considération territoriale ou de nationalité ne saurait
limiter règlementairement la liberté d'extension des ramifications
du système que nous allons décrire.
Certains points de ce qui suit seront rédigés sous l'hypothèse
où le système décrit est majoritaire par rapport au
monde global, mais la plupart fonctionnent également dans le cas d'un
système minoritaire.
Cette déclaration est en 3 parties:
1) Contrat social et rapport d'activité
2) Estimations sur autrui
3) Transmission des pouvoirs
Comme la ruine, le discrédit est un facteur d'exclusion sociale, de par le fait qu'il se déduit par ordinateur de l'ensemble des déclarations, et que cette information le poursuivra, étant rendue automatiquement disponible à tous ceux qui envisageraient d'entrer en relation avec lui et qui choisissent de la consulter, de la même manière que la vacuité de votre porte-monnaie vous poursuit dans tous les magasins où vous entrez.
Il n'est cependant pas nécessairement absolu ni définitif: un individu discrédité peut faire appel et se faire connaître d'une personne reconnue (non discréditée) en exposant son cas. On peut même envisager de créer un pouvoir de réintégration sociale, aux agents finaux spécialisés dans cette question du dialogue avec les gens discrédités, dans l'espoir de trouver les conditions et les modalités pour réintégrer ces gens à la société; de même qu'il y a des cours d'appel et un pouvoir d'assistance sociale et pour la question de la possibilité de "déclarer faillite" face à une situation de ruine. D'autre part, il est possible d'avoir toujours des relations avec les gens ayant une tendance à la malhonnêteté à condition de ne leur confier que des travaux où ce risque n'a pas l'occasion de se produire (donc finalement on ne les exclut que des rôles sensibles et à responsabilité).
La suite du scénario se déduit du même mécanisme : si le désaccord persiste, les interlocuteurs peuvent émettre des jugements l'un sur l'autre, l'un d'eux A décidant de déclarer son interlocuteur B de mauvaise foi, ou incompétent dans ses jugements. A entrera alors en conflit avec ceux qui ont fait confiance à B. S'il arrive à les convaincre que B est de mauvaise foi, B sera donc discrédité. Mais si par exemple ils estiment que A a émis ce jugement volontairement à tort, ils entreront donc en conflit avec ceux qui ont fait confiance à A et leur exposeront la situation. S'ils arrivent à les convaincre que A a été de mauvaise foi dans ses jugements, c'est donc A qui sera discrédité. Si des malentendus sont à l'origine des désaccords, a la fin de ces débats ils seront probablement résolus et chacun pourra mettre à jour ses déclarations, qui formeront enfin une situation stable.
Il est seulement demandé à chacun, pour être cohérent, de ne transmette ses pouvoirs qu'à des gens qu'il déclare honnêtes. En effet, une transmission de pouvoir est une confiance spéciale (pouvant s'adresser à une ou plusieurs personnes). Les pouvoirs transmis par un individu sont ceux dont il est la source plus ceux éventuels qu'il a reçus (dont il est agent intermédiaire) moins bien sûr ceux dont il accomplit le but.
Pour donner une idée plus précise, le pouvoir se structurera
(assez souvent, naturellement et non règlementairement) ainsi:
Les sources et les agents intermédiaires en début de chaînes
de pouvoirs transmettent tout leur pouvoir à une (ou deux...) personne(s)
qui rassemblent ainsi ces pouvoirs d'un certain nombre de sources, comme les
petits ruisseaux font les grandes rivières, suivant une sorte d'organisation
pyramidale renversée; les suivants répartissent les différentes
catégories de pouvoir dont ils sont chargés sur différentes
personnes qui chacune reçoit cette catégorie de pouvoir de
plusieurs intermédiaires représentant un plus grand nombre
de sources, et fait de même en les répartissant à différentes
personnes suivant les sous-catégories de pouvoirs; et ainsi de suite
jusqu'à éventuellement diviser l'action finale spécialisée
en tâches particulières suivant une organisation pyramidale
classique de petite taille. Pour que cela puisse s'arranger ainsi, il sera
organisé des réunions entre agents intermédiaires de
même niveau ou de niveau voisin. (Par exemple, les agents intermédiaires
chargés chacun du pouvoir de quelques centaines de sources se réuniront
entre eux au niveau local pour faire connaissance, former des groupes de
travail sur certains problèmes et se redistribuer leurs pouvoirs entre
eux par catégories ou à d'autres personnes, délégués
qui rejoindront périodiquement (chaque semaine...) les réunions
des niveaux de pouvoirs suivants de leur catégorie).
Bien sûr, ce schéma n'est pas une loi absolue mais une possibilité qui sera couramment employée; le cas échéant, certains buts particuliers pourront se gérer localement, ne faisant intervenir qu'un petit nombre de gens. Il se peut éventuellement qu'une personne confie un même type de pouvoir à plusieurs individus, qui se partagent alors la responsabilité en question.
Pouvoir idéologique ou législatif. Ce pouvoir a pour source tout citoyen ayant des convictions particulières. Les agents intermédiaires et finaux sont des porte-paroles de ces convictions, mieux aptes à argumenter en parole et par des enquêtes de terrain. Le but est une modification du contrat social.
Surveillance générale. La source est tout citoyen, et le but est la surveillance du respect de l'intérêt général à grande échelle (éventuellement mondiale), avec l'accusation de ceux qui ne respectent pas cet intérêt (une telle accusation prend la forme courante de déclaration ci-dessus décrite, déclenchant des débats suivant les mêmes mécanismes). La majeure partie de cette fonction consiste à comparer les déclarations en y cherchant d'éventuels pièges, parfois en posant des questions supplémentaire aux gens et en les visitant.
Pouvoir de dépenses d'utilité publique. La source est le contribuable, et le but est la dépense d'utilité publique. Les agents intermédiaires de ce pouvoir seront l'objet d'une surveillance particulière.
Pouvoir médiatique. La source est le téléspectateur ou le lecteur, et le but est la production ou la sélection d'émissions ou d'articles intéressants. Chaque agent intermédiaire zappe entre les possibles suivants, pour le compte des précédents (tout ça, c'est bien sûr pour le jour où on aura le choix entre des milliers de programmes). L'intérêt de placer le téléspectateur à la source de ce pouvoir est bien sûr de construire un monde médiatique crédible, résistant à la désinformation et à la nullité actuellement imposée d'en haut.
Légitimation du patrimoine. La source est tout citoyen,
et le but est tout propriétaire. La relation s'énonce "(la
source) reconnaît que (le but) possède légitimement ceci
et cela (dont telle somme monétaire)". Pour en donner une idée,
le rôle du dernier agent intermédiaire serait en quelque sorte
joué actuellement par les notaires.
Le sens de ce pouvoir, c'est que l'argent qu'on possède est l'information
de la mesure de ce que la société doit à cet individu.
S'il arrive le plus souvent que ce mérite coïncide avec la somme
algébrique des mérites reconnus lors d'échanges entre
lui et le reste de la société, par chacun de ceux avec qui il
a échangé, et de montants tels que déclarés lors
de ces échanges, il peut arriver que cela en diffère. Il faut
alors introduire une correction, car à la base c'est l'utilité globale envers la société qui doit définir
l'argent et non l'inverse.
Ce pouvoir n'est pleinement efficace que si la plus grande partie du monde
a adopté le système de pouvoirs ici décrit, porté
par les technologies de l'information bien développées. Alors,
voici son mode d'action dans le cas le plus simple: Pour lutter contre les abus, (arnaques, corruptions, blanchiment d'argent ou trafic de drogues dures), il n'est pas toujours utile de courir après les accusés.
Il suffit aux enquêteurs d'entrer dans le monde virtuel et d'y examiner
les opérations monétaires qui s'y trouvent enregistrées,
à la recherche de celles en faute. L'identité des
traficants une fois ainsi trouvée, il suffit d'annuler la reconnaissance
du compte monétaire du traficant, et de porter sur lui le discrédit.
Alors, son argent ne faudra plus rien et ne pourra ensuite
pas plus acheter quelque chose avec son porte-monnaie électronique
dans un magasin que s'il présentait un billet de Monopoly: sa nullité
est immédiatement identifiable, le marchand sachant que s'il l'acceptait
malgré cela il ne pourrait lui-même rien acheter avec auprès
de ceux qui ont chargé les enquêteurs de ce pouvoir, et de même
récursivement pour les quelques-uns qui ne les en ont pas chargé
et qui envisageraient d'accepter cet argent.
Ainsi, les paiements d''argent sale ne peuvent échapper à cette enquête
et cette répression que s'ils se font en nature, ce qui
est déjà nettement moins pratique. Ou encore, la mafia peut
développer un système monétaire criminel (également
virtuel) en parallèle avec le système honnête, permettant
de séparer les actes de paiement en nature des actes incrimités mais alors il y aura pratiquement inconvertibilité entre
monnaie criminelle et monnaie honnête, toute opération avec
la monnaie criminelle étant interdite par les autorités du
monde honnête (les transferts de monnaie honnête étant
observables et devant avoir un motif). La difficulté étant de définir et d'identifier les actes injustes.
(Par exemple on pourrait très facilement et rapidement lutter contre
les profits d'abus de monopole en ruinant et discréditant quasi-immédiatement
les coupables à l'aide d'un logiciel d'accusation récursive
automatique d'un individu et de tous ses défenseurs, annonçant
à tous les motifs...)
On peut remarquer que ce pouvoir est voisin du pouvoir budgétaire
d'intérêt public, sauf qu'il agit négativement tandis
que ce dernier agit positivement.
Pouvoir diplômant. Le but est l'attribution d'un diplôme. Le dernier élément de cette chaîne de pouvoir avant le diplômé est le jury qui attribue le diplôme, et la source est le futur employeur de ce diplômé, qui reconnaîtra la valeur du diplôme. (On remarque en effet le fait incontournable que si un employeur décide de ne pas considérer votre diplôme, vous n'y pouvez rien et votre diplôme sera comme s'il n'existait pas. La valeur des diplômes est donc de toute manière subjective). Un avantage est qu'on peut adresser une plainte au maillon précédent de la chaîne en cas de tentative de corruption (ce qui se produit actuellement dans certains pays).
Pouvoir bancaire (ou financier). La source est l'épargnant, le but est l'investissement. Aujourd'hui, c'est ce qu'on appelle le marché financier. Mais on remarque que chacun des maillons de la chaîne de prêts des épargnants vers les investisseurs suppose un acte de confiance du prêteur à l'emprunteur, à cause duquel cet acte est d'ailleurs usuellement nommé "crédit". C'est pourquoi, ayant naturellement la forme d'un pouvoir tel que nous l'avons décrit, il sera géré par le même réseau, comme une catégorie de pouvoirs parmi les autres. Accorder un crédit n'est en fait pas autre chose que de permettre à l'autre de dépenser au-delà de ce qu'il possède, passant à un compte monétaire négatif dans certaines limites de quantité et de durée, sans qu'il se trouve coincé, et en porter la perte si la pente s'avère impossible à remonter. Les choses étant ainsi définies, si le compte redevient positif au temps convenu, l'acte de remboursement est totalement automatique et se réalise sans que quiconque ne lève le petit doigt. Sinon, le créancier en subit les frais, mais l'emprunteur peut se trouver discrédité en fonction des termes du crédit qui a été convenu, les personnes lui ayant déclaré leur confiance ayant été au courant au départ de la signature de ce contrat.
Un tel changement de mode de traitement du marché bancaire se justifie
ainsi: les banques actuelles sont des grandes institutions formant une sorte
de cartel imposant une tarification abusive de ses services, et ce changement
signifiera la rupture de ce cartel par le passage à la libre concurrence.
La dominance de ces institutions résultait de la nécessité
d'un grand réseau pour traiter certaines opérations. Mais les
fonctions de ce système sont essentiellement de deux sortes. D'une
part il y a des opérations totalement automatisables et impersonnelles
(n'impliquant pas de prise de responsabilité), elles se trouveront
traitées par un système de protocoles et logiciels publics intégrés
à l'Internet, ne nécessitant donc aucune institution particulière.
D'autre part, les actes de crédit particuliers nécessitant
une appréciation et prise de responsabilité humaines, pourront
souvent être effectuées à des échelles quasi-artisanales
comme des maillons du grand réseau de confiance que nous avons décrit,
par des individus qui en général ne seront pas de purs banquiers
mais auront des compétences en rapport avec l'activité dont
il s'agit de soutenir l'investissement.
Il se peut donc que le pouvoir financier soit plus ou moins superposé
avec le pouvoir diplômant.
Avantages:
Pour les épargnants: pouvoir prévenir le risque du style faillite
de banques comme il se produit encore dans certains pays, ainsi que créer
des recours possibles en cas de dévaluation monétaire qui signifiait
la ruine des épargnants remboursés en monnaie de singe, plus
généralement fonder un système financier plus honnête;
pouvoir choisir des formes de placement "morales", favorables à l'écologie
et à l'insertion économique des plus démunis...
Du côté des emprunteurs, on constate la difficulté de
prêter aux pauvres qui ne présentent pas les garanties suffisantes.
Ceci provient du caractère institutionnel distant qui est celui des
banques, qui ne possèdent pas une information suffisante sur la situation
et l'honnêteté des demandeurs; enraciner les opérations
bancaires dans les relations humaines de proximité au-delà de
toute question d'appartenance à une grande firme permet d'ouvrir de
nouvelles possibilités de développement économique.
L'honnêteté c'est pas une option. C'est une obligation de
tous les instants.
Si à un moment il vous prend l'envie d'être malhonnête
et que quelqu'un s'en aperçoit, ça ne passera pas. Vous le
paierez, en proportion des chances que vous aviez d'en profiter sans être
remarqué, et de la mauvaise volonté que vous avez manifesté
à élucider le problème et à réparer le
tort.
Quand vous avez payé on vous permet de reprendre vos affaires, mais
ça reste dans les archives.
Non non le monde ne s'arrête pas de tourner.
Ainsi ce système aura valeur éducative d'obliger les gens
a être toujours honnêtes, afin que ce ne soit plus une qualité
éphémère justement.
Etre contre ça, c'est permettre aux gens de commettre des malhonnêtetés.
Ce n'est pas admissible.
Une chose très admissible par contre c'est par exemple de se comporter
pas très bien mais en le déclarant franchement et en payant
pour tous les dégâts qu'on cause. En ne faisant pas bien son
travail par exemple en étant paresseux, et en acceptant de ne recevoir
qu'une faible paie pour ça.
Ca c'est honnête, et il pourra y avoir plein de gens qui le choisiront.
C'est pas grave, hein, vu la productivité de notre économie
on peut très bien
vivre modestement et sans chercher à être au top, non ? Du
genre avoir un demi SMIC de télétravail pour des clients français
en habitant dans un pays pauvre où tout est 5 fois moins cher.
D'un autre côté, on peut contester les règles de l'honnêteté
admises par les autres si on est pas d'accord de respecter tels ou tels principes.
Chacun choisit son contrat social et ses représentants idéologiques.
La condition est alors que cela forme une thèse défendable
ou acceptable par ceux qui auront des interactions avec vous, libre à
eux de le choisir après lu votre déclaration.
Dans ce cas, vous pourrez faire des affaires avec les gens qui ont choisi
d'admettre vos valeurs, styles de négociations ou principes de travail,
sans déranger ceux qui ne sont pas d'accord.
Euh ?
Ce que je propose est très simple:
Travaillez dans le respect de l'intérêt général,
sachant que le vide juridique ne vous épargne pas la responsabilité
de vos méfaits ni de vos imprudences.
Si vous négligez de prendre des précautions de protection
de l'intérêt général,
développant des technologies ou de nouvelles méthodes risquant
d'être dangereuses (pour l'environnement, la sante publique) ou de tirer
des avantages immérités par des moyens détournés
(par exemple abusant de la crédulité d'un public client naïf),
ne vous étonnez pas que ça vous retombe dessus.
Pas besoin d'une legislation étendue pour tout prévoir, le
principe d'obligation à l'honnêteté doit suffire pour
tout prévenir.
Si donc on découvre des effets pervers de votre activité,
effets d'un genre qu'on n'avait pas prévu, c'est vous qui en êtes
responsable et devrez payer les dégâts parce que vous ne vous
êtes pas soucié de l'intérêt général
ni avez pris les mesures de consultation nécessaires en cas de doute.
Si vous êtes responsable d'une entreprise mais n'êtes pas en
mesure d'estimer le risque à venir d'une nouveau projet, il peut y
avoir deux cas:
- Si le danger est imprévisible, souscrivez une assurance.
- Si vous n'avez pas la compétence suffisante pour estimer les
retombées d'une méthode,
d'une décision, vous devez faire appel à des spécialistes
chargés du pouvoir adéquat pour faire l'étude nécessaire.
Quand leur enquête sur votre projet est faite, ils posent leur signature
dessus et vous serez alors protégé par leur signature, en cas
de problème si vous respectez les methodes que vous leur avez présentées:
vous leur avez transmis la responsabilité correspondante, et ce sera
alors à eux personnellement d'en payer les dégâts, d'en
assumer les conséquences en cas de problème (ainsi que ceux
qui les ont désignés, et ainsi de suite de sorte que la responsabilité
s'étend sur la société, car le rapport étant public,
ceux qui le contestent peuvent porter plainte contre ces experts, organiser
un nouveau rapport etc).
Si vous changez de méthodes vous devez demander un nouveau rapport.
Une mise en cause de la légalité de certaines méthodes,
que la responsabilité ait ou non été transmise aux
représentants de la collectivité par un tel contrat, ne peut
se faire qu'au moyen d'arguments solides : une loi ne peut pas être
une convention purement arbitraire mais elle doit s'enraciner dans la vérité
au moyen de la dynamique des débats et coallitions entre les agents
de pouvoir. Un tel enracinement dans la vérité peut alors justifier
la rétroactivité de certaines lois.
Suivant les cas, soit on vous permet de continuer votre projet ou on vous
paie l'adaptaton parce que vous n'avez pas commis d'imprudence, soit on doit
mettre en évidence votre manque de respect de l'intérêt
général dans ce que vous avez entrepris, pour que vous en
portiez la responsabilité et que votre adaptation aux nouvelles règles
soit à votre charge.
S'il y a des choses du style instabilités législatives,
c'est qu'il y a des gens qui ont pris de mauvaises décisions législatives
qui doivent être corrigées par d'autres.
Ceux qui ont fait ce mauvais travail en sont donc responsables et doivent
le payer, parce que la question de savoir quelles sont les bonnes lois est
une question objective qui se réfère à l'idéal
de justice.
Ou alors si ce n'est pas ainsi ce sont des gens qui ont changé d'avis.
Là encore, étant responsable des avis qu'on donne, on s'engage
à affirmer que ce qu'on dit est juste, et s'il s'avère ensuite
qu'il ne l'était pas, cela signifie qu'on a trahi son engagement et
on doit le repayer à la collectivité. Ou dans le cas d'accords
particuliers aux pratiques d'une certaine entreprise, on s'engage à
accepter que la portée de cet avis perdure dans le temps (quitte
à en payer les conséquences), soit on ne le fait pas mais
alors on n'aura pas de réelle influence car l'accord donné
est un contrat entre le législateur et les personnes concernées
par l'application de la legislation.
De même, toute déclaration signée vaut un certain
engagement, et celui qui en change doit dédommager financièrement
les conséquences néfastes qu'a pu avoir entre-temps une éventuelle
erreur ainsi que l'éventuelle désorganisation causée
par ce changement, à la mesure de sa responsabilité.
Ceci suivant les modalités en vigueur dans le contrat social librement
consenti par chacun.
"Sans compter que pour les décisions locales,(dans ce cas, il n'y a plus l'ordinateur pour être l'intermédiaire qui va à l'essentiel et qui accompagne la démarche volontariste de la source, qui semble par là même être honnête), et en terme d'expérience associative, c'est à dire à l'intérieur d'un groupe et entre plusieurs groupes, les rapports se dégradent presque obligatoirement. C'est à la base de l'expérience associative ou syndicale. On quitte une représentation ou on laisse un idéal de côté, pour aller vers une autre, vers un autre. Je juge mal un autre, parce que mes convictions ont changé"
Ben là je dirais: c'est la vie, il faut faire avec. Il vaut mieux ça que des décisions prises arbitrairement par des décideurs sans contestation possible. Avez-vous une quelconque solution meilleure ?
Critique [résumée ici]:
"L'expérience du droit montre que pour la plupart des conflits
tels qu'on les rencontre dans les tribunaux, le genre de traitement proposé
ici ne résoudrait aucun problème, et au contraire les compliquerait
en impliquant affectivement des personnes qui ne devraient pas être
concernées.
En effet, les conflits qu'on observe sont généralement des
conflits entre personnes honnêtes dont les relations sont perturbées
par des situations imprévisibles, pour lesquels il y a besoin d'arbitrages
neutres.
Ainsi se développe le droit, en développant de multiples clauses
dans les contrats permettant de répondre au cas où surviendraient
de multiples sortes d'évènements même invraisemblables,
ainsi que de multiples clauses permettant d'arbitrer dans les tribunaux.
"
Réponse [développée par rapport à ce que j'avais
dit sur le moment]:
D'abord, je ne prétends pas tout détruire de ce qui existait
avant. En ce qui concerne les problèmes pour lesquels le droit actuel
est pertinent, je pense qu'on devrait trouver les moyens de transporter ces
solutions actuelles dans (ou comme compatible avec) le système que
je propose, en sorte de ne pas introduire d'inconvénients comme vous
faites allusion.
Donc, ceci nous ramène à la question: si face à ces
problèmes tout est pareil, qu'est-ce qui change ?
Eh bien, j'estime que l'ensemble de ces conflits tels qu'ils se manifestent
dans les tribunaux, ne sont pas représentatifs de l'ensemble des conflits
réels auxquels la société est confrontée. Ce
cadre légal est en effet sujet à une double limitation:
1) Une limitation géographique et de nationalité. Le droit
d'un pays ne s'applique (en gros) que dans ses frontières, pour ses
citoyens. La raison première en est que le droit a besoin de la force
des institutions en place pour s'exercer.
Par contre l'avantage de mon système est qu'il est capable de s'exercer
sans ce moyen. Donc, en reconstruisant dessus des structures semblables à
celles du droit actuel dans la mesure où il est juste, cela permettrait
à ce droit de s'étendre au-delà de ces frontières,
et de s'appliquer donc à un ensemble de personnes beaucoup plus vaste
au-delà de ces limitations désormais non pertinentes du fait
de la mondialisation (ayant donc pour seules conditions la libre adhésion
et la confiance échangée pour la reconnaissance de celle-ci).
Mais alors, petite remarque: pour les conflits mentionnés ici, à
savoir ceux entre personnes honnêtes ayant besoin d'un arbitrage pour
savoir qui a raison, ainsi que pour la question de l'énumération
des clauses dont on a besoin pour faire un contrat, il me semble que la question
des moyens de faire respecter les abitrages ne se pose pas. Mais alors, comment
expliquez-vous (si vous estimez que ce sont là l'essentiel des types
de problèmes du monde) que la justice d'un pays où elle marche
bien ne va pas vendre simplement ses services de conseils et d'arbitrage
à l'étranger, de sorte d'exporter son droit et donc le développement
et la civilisation au monde entier ?
2) Une limitation des types de conflits et autres problèmes à
gérer.
Je pense qu'il y a d'importants problèmes de société
ou autres conflits qui pourraient être résolus (ou du moins
mieux gérés) par le système que je propose, et que vous
oubliez du fait que leur nature les empêche de rentrer dans les statistiques
des tribunaux. Comme exemple facile d'actualité, il y a bien sûr
la guerre en Irak dans toutes ses dimensions incluant notamment cet étrange
conflit entre la population britannique qui manifeste son opposition à
la guerre et ses représentants politiques.
Alors, faute de pouvoir peser au moyen de statistiques objectives l'importance
de ce qui échappe au droit (puisque par définition il s'agit
de parler de ce qui échappe aux statistiques officielles), je vous
parlerai de la mesure des problèmes et conflits réels dans
lesquels j'ai personnellement été impliqué dans ma vie.
Je n'ai encore jamais eu affaire à un tribunal pour régler
un conflit avec quelqu'un. Je n'ai pas non plus eu besoin de me référer
à des clauses exceptionnelles de contrats. Ainsi, en ce sens cet objet
du droit que vous invoquez ne me concerne pas, il n'a pas rencontré
la réalité de ma vie.
Pour autant, on ne peut absolument pas en déduire que je sois sans
conflit. J'ai été sujet en particulier à un conflit
majeur qui n'a jamais été résolu. Le voici:
Je voudrais porter plainte contre les ministres de l'éducation qui
se sont succédés, pour avoir assujetti et m'avoir fait gaspiller
une grande partie du temps et de l'énergie des années de ma
jeunesse qui sont les meilleures années et les plus importantes de
la vie, en m'ayant embrigadé de force dans un système en grande
partie absurde et destructeur.
Pour m'avoir forcé à cohabiter avec des camarades méchants
qui ont fait de mes années de collège en particulier un enfer,
et d'avoir continué à me rendre la vie impossible par la suite
par le caractère absurde et gaspilleur de temps (par leur contenu,
leurs méthodes ou autres modalités) de nombre de cours qu'ils
m'ont forcé à suivre.
Je ne vous parle pas des cours qui étaient bons car c'est normal et
tout aurait dû être ainsi, mais je vous parle précisément
(et franchement je ne vois pas le rapport, comment les uns pourraient servir
d'excuse aux autres) des autres cours ou parties de cours qui étaient
absurdes et/ou plus ou moins une perte de temps, ce vrai gâchis que
rien ne justifie.
Or ce temps était pour moi très précieux même
du point de vue de l'apprentissage, car mon enthousiasme pour la science
étant alors grand, je faisais souvent du peu de temps libre qui me
restait un usage beaucoup plus instructif de style recherche scientifique
(dont certes l'objet était le plus souvent des choses connues mais
c'était un excellent entraînement) que cette soi-disante instruction
qui m'était inculquée.
Ce système était donc au moins autant un obstacle qu'une aide
à mon apprentissage. Ce n'était pas gratuit, car mes parents
on dû payer assez d'impôts pour cela. Cette réalité
de mon potentiel et donc de ce gâchis n'avait aucune raison valable
d'être ignorée de ces responsables, car il y avait des professeurs
qui étaient conscients de mes capacités, parmi lesquels un
éminent physicien théoricien.
Cette faute inclut la responsabilité de la caution de cette publicité
mensongère pour le cursus prépa-normale sup, qui semblait garantir
que le concours d'entrée à normale sup visait à recruter
des élèves de profil comme le mien (cela faisant fi notamment
de l'ouverture européenne de l'éducation). Mais surtout, plus
que cette publicité mensongère pour un produit, je leur reproche
d'avoir empêché par des pratiques déloyales de coercicion,
l'apparition de concurrents valables à ces voies de galère
(secondaire et prépa) qu'ils m'ont ont ainsi imposé aux frais
involontaires des impôts de mes parents.
Déjà une grande partie de l'enthousiasme et de l'énergie
créatrice de ma jeunesse me fait défaut depuis un certain temps.
Cela ne m'a pas empêché de bien réussir ma thèse...
Puisque donc la valeur de cette créativité est estimée
maintenant à tel salaire alors qu'elle était plus forte auparavant
(et avait autant de valeur en tant que travail d'avancement sur la vraie
production à venir),
je ne vois pas pourquoi cette autre (qui précédait) devrait
être estimée à une moins grande valeur monétaire.
Estimant, en recollant les morceaux, la totalité du temps perdu à
cause du système scolaire à environ 5 ans, sans trop compter
les intérêts, et pour ne pas compter les effets trop indirects
et discutables de toutes ces circonstances, j'estime donc les dommages subis
à environ 100 000 euros.
Si ces ministres n'étaient pas eux-mêmes responsables de leurs
décisions mais qu'ils n'étaient là que des représentants
d'une volonté générale émanant des demandes d'une
certaine fraction de la population, c'est à cette fraction-là
de la population que je réclame le paiement des dommages, pour avoir
ainsi profité (car toute volonté, consciente comme il se doit,
émane d'un intérêt et donc d'un profit par ceux qui y ont intérêt) de ce
gâchis.
Montrez-moi donc un tribunal devant lequel je pourrai porter cette plainte
et obtenir cette réparation de la part personnelle et partagée
des différents responsables et profiteurs de ce gâchis.
Alors je m'inclinerai devant le droit républicain.
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Si vous êtes programmeur, vous pouvez contribuer à
ce projet: voir
la description de mon projet de logiciel en cours de réalisation (en anglais). Merci bien.
Liens extérieurs :
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: petit portail des réalisations et recherches actuelles en matière
de systèmes de confiance ou de réputation.
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, livre en cours de rédaction par
David D. Friedman
.
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