Pro Libertate défend le libéralisme. Le libéralisme est la pensée qui considère que chacun est propriétaire de soi-même. Cette forme de propriété signifie que chaque individu doit avoir le droit absolu de contrôler son corps librement, sans subir d'interférence extérieure.
Du droit sur sa propre personne découle le droit de propriété sur les choses qu'on produit. Ainsi, le libéralisme défend la notion de propriété privée, qui implique également le droit de transférer celle-ci librement.
La liberté, c'est le fait que l'on ne porte pas atteinte aux droits de propriété. Elle est moralement juste. Une législation qui défend les droits de propriété l'est donc également.
Inversement, toute atteinte initiale aux droits de propriété
d'autrui (personnes ou biens) - ce que nous définirions ici comme une agression
- est toujours illégitime, quel que soit le prétexte. C'est ce qu'on peut appeler
l'axiome de non-agression. Une agression, c'est l'usage initial de la
violence, telle qu'elle s'exerce dans le vol, le meurtre, le viol, l'escroquerie,
l'intimidation, etc. L'échange contraint entre dans la même catégorie et constitue
au même titre une agression.
Respecter les principes de la liberté n'implique pas le pacifisme. L'usage de
la force est parfaitement légitime pour se défendre contre une agression. Ce
qui est illégitime, c'est l'initiative de la violence. La plupart de gens souscrivent
volontiers à ce point de vue, comme le montre les principes de base du droit
de notre civilisation occidentale, qui condamnent le vol, le meurtre, l'escroquerie,
etc.
Le corollaire de l'axiome de non-agression et du libéralisme est logique: toute
transaction ou échange de biens ou de services entre parties (personnes ou entreprises
par ex.) mutuellement consentantes - c'est-à-dire que l'échange est non contraint
- est toujours légitime, est devrait par conséquent être légale.
Croire à la valeur de la liberté, c'est simplement appliquer ces valeurs de
manière cohérente et systématique, ce que le droit actuel ne fait pas.
Les conséquences qui découlent de ce principe sont étudiées en long et en large
à travers ce site.
L'idéologie qui place la liberté comme une valeur absolue est le libéralisme. Néanmoins, ce terme a été tellement galvaudé qu'il ne veut pas dire grande chose. Le parti libéral, en Suisse, est un parti conservateur mitonné de social-démocratie. Aux USA, les "Liberals" défendent vaguement les libertés individuelles mais sont plutôt opposés à l'économie de marché et au libre-échange, et correspondent donc à nos socialistes.
Afin d'éviter les confusions, nous tenons à préciser que nous utilisons ici le terme de "libéralisme" pour signifier "libéralisme authentique", ou ce que les Américains appellent "Libertarianism".
Alban Schmid
ROTHBARD, Murray N. L'éthique de la liberté
(titre orig: Ethics of Liberty)
ROTHBARD, Murray N. Le manifeste libéral
(titre orig:
For a New Liberty. The Libertarien Manifesto)
BLOCK, Walter. Défendre les indéfendables (titre orig: Defending the undefendable)
FRIEDMAN, David. La machinerie de la liberté (titre orig: The Machinery of Freedom: Guide to a Radical Capitalism)